Tu t’intéresses à l’histoire et tu envisages de poursuivre tes études dans cette voie après le bac ? La licence d’histoire permet d’étudier les grandes périodes historiques tout en développant des compétences en analyse, en recherche et en rédaction. Dzcouvre tous les débouchés accessibles après une licence d’histoire : patrimoine, culture, journalisme, documentation ou encore fonction publique : plusieurs orientations sont possibles, généralement après une poursuite d’études.
En quoi consiste la licence d’histoire ?
La licence d’histoire est un diplôme national de niveau bac+3, préparé en trois ans à l’université. Elle permet d’obtenir 180 crédits ECTS et repose à la fois sur l’acquisition de connaissances historiques et sur l’apprentissage des méthodes de travail propres à la discipline. La formation couvre généralement l’histoire de l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine. Tu y apprendras à analyser des sources, confronter différents documents, replacer un événement dans son contexte et construire une argumentation. La licence permet ainsi de développer des compétences qui peuvent ensuite être utilisées dans différents secteurs : recherche documentaire, analyse critique, synthèse, rédaction ou encore traitement de grandes quantités d’informations.
Le programme de la licence d’histoire
Le programme varie légèrement d’une université à l’autre, mais les quatre grandes périodes historiques constituent le socle de la formation : histoire ancienne, histoire médiévale, histoire moderne et histoire contemporaine. Elles sont étudiées sous différents angles, notamment politiques, sociaux, économiques, culturels ou religieux. Une partie importante du cursus est également consacrée à la méthodologie universitaire. On te formera à la rédaction de dissertation, des commentaires de documents historiques et à travailler sur des sources de différentes natures : textes, données statistiques, archives, documents iconographiques ou sources archéologiques.
Selon les établissements, d’autres disciplines peuvent compléter le programme, comme l’histoire de l’art, l’archéologie, la sociologie, la géographie, la paléographie, les langues anciennes ou la documentation. Des spécialisations peuvent également apparaître progressivement au cours de la licence, notamment en troisième année. Certaines universités proposent, par exemple, des parcours orientés vers l’enseignement, le patrimoine, le journalisme et la communication, les métiers du livre ou encore la préparation aux concours administratifs. Il existe aussi des doubles cursus associant l’histoire aux sciences politiques, aux langues, à la géographie ou à l’histoire de l’art. Tout un programme !
Les critères pour intégrer une licence d’histoire
L’admission en première année de licence d’histoire se fait principalement via Parcoursup. Les titulaires d’un bac général constituent une part importante des étudiants intégrant cette formation. Il est également possible de rejoindre certaines licences directement en L2 ou en L3 après un autre cursus, sur examen du dossier. Il n’existe pas de spécialité du lycée obligatoire pour entrer en licence d’histoire. Un parcours comprenant des enseignements comme histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (HGGSP), humanités, littérature et philosophie (HLP), sciences économiques et sociales (SES) ou langues peut néanmoins être cohérent avec la formation. Au-delà des spécialités choisies, les universités recherchent surtout des étudiants capables de rédiger, argumenter, analyser des documents et travailler de manière autonome. Un intérêt réel pour l’histoire et les sciences humaines est évidemment important, mais la quantité de lectures et de travaux demandés implique aussi une certaine régularité.
Les établissements qui proposent une licence d’histoire
La licence d’histoire est proposée dans de nombreuses universités françaises. Les capacités d’accueil peuvent cependant beaucoup varier d’un établissement à l’autre. À titre d’exemple, Paris 1 Panthéon-Sorbonne affiche 570 places en 2026, contre 300 à Nantes Université, 370 à Lille ou encore 260 à Strasbourg.
| Établissement | Nombre de places en 2026 | Mention / parcours |
|---|---|---|
| Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne | 570 | Licence mention Histoire |
| Université Bordeaux Montaigne | 580 | Licence mention Histoire – parcours Licence 1 Histoire |
| Université de Lille | 370 | Licence mention Histoire |
| Aix-Marseille Université – site d’Aix-en-Provence | 335 | Licence mention Histoire |
| Nantes Université | 300 | Licence mention Histoire |
| Université de Rouen Normandie | 300 | Licence mention Histoire |
| Université de Strasbourg | 260 | Licence mention Histoire |
Certaines universités proposent par ailleurs des parcours plus spécifiques. À Toulouse Jean-Jaurès, par exemple, il existe des licences d’histoire bilingues français-anglais ou français-espagnol, avec 28 places chacune en 2026. Lille propose également un parcours associant la licence d’histoire à une préparation aux concours des IEP.
Quels débouchés après une licence d’histoire ?
La poursuite d’études après une licence d’histoire
La licence d’histoire ouvre plusieurs possibilités, mais il faut distinguer les secteurs accessibles avec un bac+3 des métiers qui nécessitent une spécialisation supplémentaire. La poursuite d’études reste très fréquente, notamment pour accéder à l’enseignement, à la recherche, au patrimoine ou à certains métiers de la culture.
Après une L3, beaucoup d’étudiants continuent en master. Tu peux rester dans ta discipline avec un master d’histoire et te spécialiser dans une période, une aire géographique ou une thématique précise. Si tu préfères intégrer un master orienté vers la recherche, la poursuite d’études pour continuer en doctorat est tout à fait possible et fréquente. Ainsi, tu pourras accéder aux carrières d’enseignant-chercheur ou de chercheur. Selon ton projet, tu peux également te tourner vers des formations en patrimoine, archives, documentation, culture, tourisme culturel, journalisme, communication ou métiers du livre. Sans oublier la possibilité d’intégrer des écoles de journalisme, ou encore des IEP, même si leur admission est généralement sélective.
Les métiers accessibles après une licence d’histoire
Les compétences acquises pendant la licence peuvent être valorisées dans de nombreux environnements professionnels. Dans le patrimoine et la culture, les diplômés peuvent se diriger vers les archives, les musées, la médiation culturelle, la valorisation du patrimoine ou le tourisme culturel, généralement après une spécialisation ou un concours.
Dans les métiers du livre et de l’information, les possibilités comprennent notamment l’édition, la documentation, les bibliothèques et les archives. Certaines fonctions d’assistant dans l’édition ou la documentation peuvent être accessibles à bac+3, même si une spécialisation augmente généralement les possibilités d’insertion professionnelle.
Une licence d’histoire peut aussi constituer une bonne base pour préparer les concours de la fonction publique, tels que les métiers de bibliothécaire, d’assistant de conservation du patrimoine ou de chargé d’études documentaires. Enfin, tu pourras également choisir de rejoindre le journalisme, la communication ou les affaires publiques après une formation complémentaire. La licence t’apporte une solide culture générale et une capacité à vérifier et contextualiser des informations, des qualités particulièrement utiles dans ces domaines.
Les salaires moyens qu’on peut attendre après une licence d’histoire
| Métier | Salaire brut mensuel en début de carrière | Niveau / accès |
|---|---|---|
| Archiviste | À partir de 1 867 € | Bac+3 minimum selon les postes |
| Journaliste | Environ 1 878 à 2 579 € | Formation spécialisée souvent recommandée |
| Professeur de collège ou lycée | Environ 2 171 € | Concours de l’enseignement |
| Documentaliste | Environ 1 800 à 2 200 € | Bac+3 à bac+5 selon les postes |
| Médiateur culturel | Environ 1 800 à 2 100 € | Bac+3 à bac+5 selon les postes |
| Assistant d’édition | Environ 1 800 à 2 100 € | Bac+3 possible, spécialisation souvent appréciée |
| Assistant de conservation du patrimoine | Environ 1 800 à 2 100 € | Concours de la fonction publique territoriale |
| Responsable de projets culturels | À partir de 1 867 € | Bac+3 à bac+5 selon les postes |
| Conservateur du patrimoine | À partir de 2 182 € | Études complémentaires et concours très sélectif |
FAQ : Les métiers accessibles après une licence d’histoire
Est-ce qu’il faut être bon en histoire au lycée pour réussir en licence d’histoire ?
Avoir de bonnes bases est utile, mais ce n’est pas suffisant. À l’université, il faut surtout être capable de lire beaucoup, d’analyser des sources, de construire une argumentation et de rédiger des travaux structurés. La méthode et la régularité prennent donc une place importante.
Y a-t-il beaucoup de dissertations en licence d’histoire ?
Oui, la dissertation fait partie des exercices classiques de la licence, mais ce n’est pas le seul. Tu peux également avoir des commentaires de documents, des analyses de sources, des exposés, des dossiers ou des examens sur table.
Quelle est la différence entre une licence d’histoire et une licence d’histoire de l’art ?
La licence d’histoire étudie principalement les sociétés et leurs évolutions politiques, économiques, sociales et culturelles. La licence d’histoire de l’art se concentre davantage sur les œuvres, les mouvements artistiques, l’architecture et leur contexte de création. Certaines universités permettent toutefois d’étudier les deux disciplines.
Peut-on partir à l’étranger pendant une licence d’histoire ?
Oui. Selon les accords internationaux de ton université, tu peux effectuer une partie de ta licence dans une université étrangère, notamment grâce au programme Erasmus+. Certaines formations proposent également des parcours internationaux ou bilingues.
Est-il possible de se réorienter après une ou deux années de licence d’histoire ?
Oui. Une réorientation est possible en cours de cursus, mais ses modalités dépendent de la formation visée et de ton université. Après une L2 validée, il est notamment possible de candidater à certaines licences professionnelles, par exemple dans l’information-communication, le patrimoine ou l’édition.
Faut-il aimer lire pour faire une licence d’histoire ?
Mieux vaut ne pas être allergique à la lecture. Les étudiants travaillent régulièrement à partir d’ouvrages, d’articles scientifiques et de sources historiques. Il faut surtout apprendre à sélectionner les informations pertinentes, comparer les sources et les utiliser pour construire une réflexion.


