En 2026, le marché de l’emploi reste marqué par un niveau élevé d’emplois vacants : des centaines de milliers de postes peinent à être pourvus chaque trimestre. Derrière ces chiffres se dessinent des besoins très concrets, du soin et du bâtiment jusqu’au numérique et à l’ingénierie. Voici les secteurs et les métiers qui recrutent réellement, selon ton niveau d’études.
Les métiers qui recrutent le plus en post-bac
Aide-soignant : un besoin durable dans le secteur du soin
Le vieillissement de la population et les tensions hospitalières maintiennent une forte demande d’aides-soignants. Les établissements publics comme privés recrutent régulièrement. Côté rémunération, un aide-soignant débute autour de 22 000 € brut annuel dans la fonction publique hospitalière et peut atteindre environ 33 000 € en fin de carrière, hors primes. Pour accéder au métier, il faut obtenir le Diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS), accessible via Parcoursup ou formation continue. La formation dure environ un an et combine cours théoriques et stages pratiques. Il n’est pas obligatoire d’avoir un bac, mais celui-ci facilite l’accès à la formation.
Électricien : un métier porté par la rénovation énergétique
Le bâtiment recrute massivement, notamment dans les métiers liés aux installations électriques. La transition énergétique et les nouvelles normes environnementales renforcent ces besoins. Un électricien débute généralement entre 22 000 et 26 000 € brut annuel. Avec l’expérience et des certifications spécifiques, la rémunération peut atteindre 38 000 €. L’accès se fait principalement par un CAP Électricien, un Bac professionnel Métiers de l’électricité, ou un BTS Électrotechnique pour évoluer vers des postes à responsabilité. L’alternance est très valorisée dans ce secteur.
Technicien de maintenance industrielle : au cœur des usines modernes
Les entreprises industrielles recherchent des techniciens capables d’assurer la maintenance préventive et corrective des équipements. Les salaires démarrent autour de 24 000 € brut annuel et peuvent dépasser 40 000 € avec l’expérience. Pour exercer, un BTS Maintenance des systèmes, un BUT Génie industriel, ou un Bac professionnel Maintenance industrielle constituent des voies classiques. L’alternance facilite fortement l’insertion professionnelle.
Conducteur routier : un métier indispensable à la logistique
Le transport routier peine à recruter, notamment pour les trajets longue distance. La rémunération moyenne se situe entre 24 000 et 32 000 € brut annuel, avec des primes selon l’ancienneté et les déplacements. L’accès nécessite un permis poids lourd (C ou CE) ainsi qu’une FIMO (Formation initiale minimale obligatoire). Ces formations peuvent être financées dans le cadre de dispositifs publics ou via l’apprentissage.
Assistant comptable : un profil très recherché en entreprise
Les entreprises, cabinets comptables et PME continuent de recruter des assistants comptables pour gérer la facturation, les déclarations et le suivi budgétaire. C’est un métier particulièrement recherché dans les petites et moyennes structures, où la polyvalence est essentielle.
Un assistant comptable débute généralement entre 23 000 et 27 000 € brut annuel. Avec l’expérience ou une évolution vers un poste de comptable confirmé, la rémunération peut atteindre 32 000 à 38 000 €. Pour accéder à ce métier, les formations les plus courantes sont le BTS Comptabilité et Gestion, le BUT GEA parcours gestion comptable, ou un Bac professionnel AGORA pour une insertion plus rapide. L’alternance est fortement valorisée.
Les métiers qui recrutent le plus après les études supérieures
Développeur informatique : pilier de la transformation digitale
Les entreprises recherchent des développeurs capables de concevoir et maintenir des applications web, mobiles ou logicielles. Un développeur débutant gagne entre 35 000 et 42 000 € brut annuel. Avec quelques années d’expérience, le salaire peut atteindre 55 000 €, voire 65 000 € pour un profil senior. On peut accéder à ce métier via un BTS SIO, un BUT Informatique, une licence informatique, un master en développement logiciel ou une école d’ingénieurs. Les écoles spécialisées et les formations en alternance sont particulièrement appréciées des recruteurs.
Ingénieur cybersécurité : protéger les systèmes stratégiques
La cybersécurité est devenue un enjeu majeur pour les entreprises. Les profils spécialisés sont rares, ce qui explique les salaires élevés. Un ingénieur cybersécurité débute autour de 40 000 € brut annuel et peut dépasser 80 000 € en tant qu’expert. Le parcours type passe par un master en cybersécurité, une école d’ingénieurs en informatique, ou un diplôme spécialisé en sécurité des systèmes d’information. Les certifications professionnelles (CEH, CISSP, etc.) renforcent l’employabilité.
Data scientist : exploiter la puissance des données
Les entreprises utilisent la data pour optimiser leurs décisions stratégiques. Le data scientist développe des modèles statistiques et des outils prédictifs. Les salaires débutent autour de 40 000 € brut annuel et peuvent atteindre 70 000 € pour des profils expérimentés. Ce métier nécessite généralement un master en data science, mathématiques, statistiques ou intelligence artificielle, voire un diplôme d’école d’ingénieurs. Les compétences en programmation (Python, R) sont indispensables.
Chef de projet : coordonner des équipes et piloter des transformations
Les entreprises recherchent des profils capables de gérer des projets complexes, qu’ils soient numériques, industriels ou organisationnels. Un chef de projet junior démarre autour de 38 000 € brut annuel et peut dépasser 70 000 € avec l’expérience. On accède à ce poste via un master en management, gestion de projet, école de commerce ou école d’ingénieurs, souvent complété par une première expérience en entreprise.
Ingénieur en génie civil : des besoins soutenus dans les infrastructures
Les projets d’infrastructures, de construction durable et de rénovation urbaine maintiennent une forte demande d’ingénieurs en génie civil. Les entreprises du BTP et les bureaux d’études recrutent pour piloter des chantiers, gérer des équipes techniques et assurer la conformité réglementaire. Un ingénieur en génie civil débute généralement entre 35 000 et 42 000 € brut annuel. Après quelques années d’expérience, la rémunération évolue vers 50 000 à 65 000 €, voire davantage pour des postes à responsabilité. L’accès au métier passe par une école d’ingénieurs spécialisée en génie civil, un master en travaux publics ou construction, ou un diplôme d’ingénieur en BTP. Les stages et l’alternance jouent un rôle clé dans l’insertion professionnelle.
Ce qu’il faut retenir pour 2026
Les métiers accessibles après le bac offrent une insertion rapide et une forte stabilité. Les métiers à Bac +3 et plus, notamment dans le numérique et l’ingénierie, proposent des rémunérations plus élevées mais exigent un niveau de qualification plus important. Le choix d’orientation doit donc se faire en croisant trois critères : le niveau d’études envisagé, la stabilité de l’emploi recherchée et le niveau de rémunération visé.
FAQ : Les métiers qui recrutent le plus en 2026
Quels sont les secteurs qui recrutent le plus en 2026 ?
Les secteurs les plus dynamiques restent la santé, le bâtiment, la logistique, le numérique et l’ingénierie. Les données sur les emplois vacants montrent que ces domaines concentrent une part importante des difficultés de recrutement.
Quels métiers recrutent sans longues études ?
Les métiers comme aide-soignant, électricien, technicien de maintenance ou conducteur routier recrutent fortement après des formations courtes ou professionnalisantes. Ces secteurs offrent une insertion rapide sur le marché du travail.
Quels métiers offrent les meilleurs salaires en 2026 ?
Les métiers du numérique et de l’ingénierie, comme développeur informatique, ingénieur cybersécurité ou data scientist, figurent parmi les mieux rémunérés. Les salaires peuvent dépasser 60 000 € brut annuel avec l’expérience.
Comment savoir si un métier est vraiment en tension ?
Un métier est considéré en tension lorsque les entreprises peinent à recruter malgré des offres ouvertes. Les statistiques sur les emplois vacants publiées par la Dares permettent d’identifier ces secteurs où les besoins sont structurels.


