Métier créatif et très convoité, le community manager attire chaque année de nombreux étudiants en communication et marketing digital. Rôle, études, secteurs qui recrutent, salaires et réalité du marché de l’emploi : voici ce que tu dois vraiment savoir avant de te lancer.
Le rôle du community manager
Le community manager est chargé de gérer et d’animer la présence d’une marque sur les réseaux sociaux. Son rôle principal est de développer la notoriété, l’engagement et la relation avec la communauté. Concrètement, tu crées des contenus (posts, stories, vidéos), tu planifies les publications, tu réponds aux commentaires et messages, et tu surveilles l’image de la marque en ligne.
Le métier ne se limite pas à l’animation : le community manager analyse aussi les statistiques de performance, effectue de la veille concurrentielle, participe à la stratégie éditoriale et peut intervenir en cas de bad buzz ou de crise. Dans les structures plus avancées, il travaille en lien direct avec le marketing, la communication, voire le e-commerce.
Les études pour devenir community manager
Il n’existe pas de diplôme unique pour devenir community manager, mais la majorité des profils recrutés sont issus de formations en communication, marketing ou digital. Les parcours les plus fréquents sont :
- BTS Communication
- BUT Information-Communication
- BUT Techniques de commercialisation
- Licence communication ou marketing
- Bachelor marketing digital / social media
- Master marketing digital, communication ou brand content
Les qualités et soft skills les plus recherchées
Plusieurs cabinets de recrutement spécialisés dans le digital, et les soft skills sont devenues aussi importantes que les compétences techniques :
- Excellentes capacités rédactionnelles : savoir écrire clairement, sans fautes, et adapter le ton à chaque plateforme
- Créativité et sens visuel : proposer des idées de contenus originales, comprendre les codes de chaque réseau
- Adaptabilité : les algorithmes et tendances évoluent en permanence
- Organisation et rigueur : planification éditoriale, respect des deadlines, gestion de plusieurs comptes
- Esprit d’analyse : comprendre les statistiques, mesurer la performance, ajuster la stratégie
- Résistance au stress : modération, commentaires négatifs, gestion de crises ou de bad buzz
Ce qui permet vraiment de se démarquer aujourd’hui
Le marché de l’emploi du community manager est aujourd’hui très concurrentiel, en particulier pour les jeunes diplômés. Le métier attire beaucoup d’étudiants, ce qui crée un déséquilibre entre le nombre de candidats et les postes réellement ouverts en CDI. Sur les offres de community manager junior, les recruteurs reçoivent fréquemment plusieurs dizaines, voire plus d’une centaine de candidatures en quelques jours, surtout dans les grandes villes. Dans le même temps, une grande partie des annonces demandent déjà deux à trois ans d’expérience, y compris pour des postes affichés comme accessibles aux débutants, ce qui complique l’insertion professionnelle après les études. Beaucoup de jeunes profils commencent donc par des stages prolongés, de l’alternance, des contrats courts ou du freelance avant d’accéder à un emploi stable. Face à cette saturation, les profils les plus recherchés sont ceux qui vont au-delà de la simple animation de réseaux sociaux, avec une vraie capacité à analyser les performances, comprendre les enjeux business et intégrer le community management dans une stratégie globale de communication et de marketing digital.
Les secteurs qui recrutent des community manager
Les community managers sont aujourd’hui recrutés dans de nombreux secteurs, mais tous n’offrent pas les mêmes opportunités ni les mêmes conditions d’emploi. Les agences de communication et de marketing digital restent les plus gros recruteurs, car elles gèrent plusieurs marques en parallèle et ont besoin de profils capables de produire du contenu régulièrement, d’analyser les performances et de s’adapter à des univers très différents. L’e-commerce et les marques grand public recrutent aussi beaucoup, notamment pour animer leurs réseaux sociaux, soutenir les ventes en ligne et travailler la relation client. Les secteurs de la mode, de la beauté et du luxe offrent une forte visibilité, mais attirent énormément de candidats, ce qui rend la concurrence particulièrement élevée. Les médias, le sport et l’événementiel proposent des postes attractifs, mais souvent plus précaires, avec des contrats courts ou des volumes d’offres limités. Enfin, les start-up, entreprises tech et PME recrutent des profils polyvalents, capables de gérer à la fois la création de contenu, l’animation de communauté et parfois la publicité ou la communication globale, ce qui peut représenter une vraie opportunité pour les profils capables d’aller au-delà du community management pur.
Le salaire du community manager
| Niveau | Salaire brut mensuel (repère France) | Île-de-France (ordre de grandeur) | Province (ordre de grandeur) | Secteurs/branches où ça paie le plus souvent mieux |
|---|---|---|---|---|
| Junior (0–1 an) | 1 700 à 2 000 € | autour de 2 600–3 000 € si poste “marché IDF” | souvent plus proche de 2 300 € | Banque/assurance/fintech, santé/pharma/MedTech, SaaS/logiciel/tech, industrie/énergie (quand la com digitale est structurée) |
| Confirmé (1–5 ans) | 2 500 à 3 000 € | autour de 2 600 € (base), plus si stratégie/ads/reporting | autour de 2 300 € (base), variable selon ville et employeur | E-commerce/retail quand tu touches à la performance (CRM/SEO/SEA/analytics), fintech, SaaS |
| Senior (5 ans et +) | souvent au-dessus de 3 000 € si rôle élargi (stratégie, pilotage, management) | IDF = terrain le plus “premium” quand tu bascules social media manager/lead | progression plus lente en moyenne, mais gros écarts selon entreprise | Les secteurs qui investissent le plus dans le digital et la data (tech/SaaS, finance, santé) tirent le haut du panier |
| À savoir | Les secteurs “contenu” (médias/culture/divertissement, tourisme) et le secteur public/collectivités/ONG affichent plus souvent des niveaux plus bas, même quand la demande est forte. | |||
Le salaire d’un community manager varie beaucoup selon le type d’entreprise et ce que l’on attend réellement du poste. Les rémunérations sont en général plus élevées quand les réseaux sociaux ont un impact direct sur les ventes ou les résultats de l’entreprise. À l’inverse, les postes très axés sur la création de contenus ou l’animation de communautés, notamment dans la culture, les médias ou le tourisme, sont souvent moins bien payés, même s’ils attirent beaucoup de candidats. La localisation compte aussi : les salaires sont plus élevés en Île-de-France, mais la concurrence y est plus forte et le coût de la vie plus élevé. Pour augmenter ton salaire, il faut le plus souvent élargir tes missions et ne pas te contenter d’animer les réseaux sociaux.
FAQ : Quel est le salaire d’un community manager ?
Les entreprises recrutent-elles encore beaucoup de community managers ?
Oui, mais les recrutements se concentrent surtout sur des profils capables d’aller au-delà de la simple animation des réseaux sociaux.
Le salaire évolue-t-il rapidement dans ce métier ?
Pas automatiquement. La progression dépend surtout de l’élargissement des missions et du niveau de responsabilités.
Le métier est-il le même en agence et en entreprise ?
Non. En agence, tu gères souvent plusieurs clients et des rythmes soutenus. En entreprise, le poste est plus centré sur une seule marque.
Est-ce un métier qui offre de vraies perspectives d’évolution ?
Oui, surtout si tu évolues vers des postes comme social media manager, content strategist ou chef de projet digital.
Le community management est-il un métier durable dans le temps ?
Oui, à condition de faire évoluer ses compétences avec les usages, les outils et les attentes des entreprises.


